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A propos de Didier Courbot

http://didiercourbot.blowup-space.com

 

« (…) Pour Blow-up, il m’est apparu évident que je devais intervenir au Jeu de Paume comme je le fais dans la ville, en m’immisçant discrètement et légèrement dans les failles du lieu.

 

Le Jeu de Paume est un lieu d’actualité, un lieu public et événementiel, un lieu médiatique. J’ai alors pensé à mon rapport aux lieux d’exposition et plus particulièrement aux lieux institutionnels et à ce que j’y observe. En dehors bien évidemment des œuvres exposées mon attention se porte toujours sur des détails, des défauts du sol, des murs, des incohérences architecturales ou encore les assises des gardiens. Bref tout ce qui n’est pas l ‘œuvre, c’est à dire le contexte physique de l’exposition.

 

Ma proposition est donc d’occuper des surfaces et des lieux tels que les escaliers, le balcon, le hall d’entrée, le sol, le plafond et aussi j’espère un arbre des Tuileries visible depuis l’intérieur du Jeu de Paume. Dans le parcours du visiteur ces interventions ne sont pas perçues comme des œuvres mais comme des formes inattendues et indéterminées. Il n’y a pas de cartel précisant l’auteur et le titre, mais elles acquièrent de la présence  du fait de leurs positions et de leurs qualités. Le lieu du Jeu de Paume devient alors un espace à plusieurs lectures, les œuvres exposées et annoncées comme telles et un autre niveau de lecture où se situent des œuvres plus discrètes faisant du lieu même une œuvre. »

 

Après un passage aux Beaux-arts, Didier Courbot a suivi les cours de l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. La ville et le paysage, mais aussi les relations qu’ils peuvent entretenir entre eux, sont au cœur de son travail. Dans la série des needs (depuis 1999), l’artiste s’occupe anonymement et modestement de la ville. Chacune des actions est documentée sous une forme photographique, qui constitue la seule trace de l’œuvre. Dans I clandestini (2002), l’action était consituée de plusieurs étapes ; l’observation, la capture et le transport en train de moineaux parisiens jusqu’à Rome pour une exposition à la Villa Médicis. Dans une œuvre pérenne plus récente, Seven Diamonds (TMF, 2008), l’artiste dépose secrètement sept diamants dans sept endroits d’un parc naturel sur l’île d’Hokkaido au Japon transformant ainsi le regard que les visiteurs portent sur le paysage.  Le travail de Didier Courbot a été montré récemment dans plusieurs expositions personnelles : au Centre d’art Les Églises à Chelles, à La Maréchalerie à Versailles et il participe actuellement à The Impossible Community au musée d’art moderne de Moscou. Didier Courbot est représenté par Susan Hobbs à Toronto et ScaiTheBathhouse à Tokyo.
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